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"Quelques références légales" en bas par une
information locale, un appel à une réunion publique...
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Collectif
Anti-Hiérarchie
www.abasleschefs.org
e-mail
: contact(a)abasleschefs.org
Lisez et
procurez
à votre école ou établissement Le Couvre-chefs,
notre brochure.
Contact postal par le biais des syndicats :
CNT éduc. Paris : 33, rue des vignoles 75020 Paris
SUD éduc. Paris : 30 bis, rue des boulets 75011 Paris
Le collectif
anti-hiérarchie s'est reconstitué constatant que nos
chefs multiples et variés en fonction de nos statuts n'ont rien
perdu de leurs prétentions de déten-teurs
du savoir et, bien sûr, du pouvoir (un peu comme nous instit'
face aux enfants). Il n'est pas de jour sans conflit, qui avec son
inspecteur, qui avec son directeur-collègue se prenant pour un
chef… Nous nous opposons à
tous ceux et celles qui veulent dans notre
quotidien nous contrôler et nous réduire à leur
discipline. Éducation (nationale) rime souvent avec notation et
soumission.
Le sens de notre
opposition est celui du refus de se faire juger (d'autant plus par ce
procédé infantilisant qu'est l'inspection) et de lutter
pied à pied pour que les directeurs restent des collègues
et rien de plus. Notre combat ne s'arrête pas à nos
petites fonctions et nos petites oppressions quotidiennes d'enseignants.
Il vise aussi
à l'élimination des différents statuts
précaires, qui n'ont fait que renforcer les divisions des
personnels, par la titularisation sans condition des AE, vacataires,
employés de cantine, CDD, agents de service...
Refuser
l’inspection n’est pas un refus d’ouvrir sa
classe
à un regard extérieur. Bien au contraire, nous estimons
que la confrontation des pratiques est nécessaire.
Mais l’inspection est censée assurer deux fonctions :
conseiller et sanctionner ; or ces deux opérations
s’excluent. L’inspecteur donne des conseils, c’est
vrai, parfois. Toutefois, que vaut un conseil quand l’inspecteur
n’a pas les mêmes lubies que le précédent (ou
le suivant) ? Que vaut un conseil figé dans un rapport ? Que
vaut un conseil donné par quelqu’un qui ne pratique plus
le métier depuis des années, s’il l’a
pratiqué ?
Mais
une inspection est un acte d’autorité. Même
chargé de bonnes intentions, un inspecteur c’est toujours
un inspecteur. Cette subordination hiérarchique tend à
l’infantilisation : plaire ou ne pas
plaire à
l’inspecteur. Pour nous, il ne
saurait y avoir de collaboration pédagogique en dehors du cadre
collectif et égalitaire d’une équipe.Mais une inspection, c’est
une note. Nous refusons la venue d’une personne qui ne vient que
pour juger, faire un rapport et mettre une note. L’important
n’est pas de juger l’enseignant, c’est de comprendre
l’acte éducatif dans sa durée et de le faire
évoluer, ce qui ne peut se faire qu’au sein d’une
équipe.
S’il est absurde d’évaluer le travail d’un
élève sur un seul exercice, cela l’est tout autant
pour le travail des enseignants.
La notation, c’est le chantage à l’avancement au
choix, à la mutation. Elle ne vise qu’à
créer des inégalités dans le déroulement
des carrières.
L’inspection
est une institution rétrograde qui fait partie d’un
système social fondé sur la hiérarchie. Nous ne
l’acceptons pas.
Comment refuser l'inspection
Lorsque vous
êtes
prévenu de la visite de l'inspecteur, vous devez l'informer
oralement mais surtout par écrit (en recommandé A.R. en
cas de recours administratif) de votre refus d'être
inspecté. Le modèle de lettre de refus se trouve sur
notre site www.abasleschefs.org ou dans la brochure Le
Couvre-chefs.
Après ce refus, vous serez informé de l'obligation qui
vous est faite de fournir un certain nombre de justificatifs : l'emploi
du temps, le registre d'appel ; éventuellement, les
relevés d'évaluation et le bulletin scolaire des
élèves. L'inspecteur,
en général, repasse pour récupérer ces
documents. Certains mènent un entretien avec vous, d'autres non.
Votre attitude reste libre de toute contrainte : vous pouvez ou non
vous entretenir avec votre chef, vous pouvez ou non le faire dans votre
classe ou dans le bureau de l’école (dit « bureau du
directeur », sans lui). Il ne vous reste plus qu'à
attendre votre rapport d'inspection avec une note qui va pouvoir varier
de 0,5 à… (L'administration a l'obligation de vous noter
et en aucun cas ne peut vous attribuer comme note 0.)
Hiérarchie : non merci !
Quelques
références légales pour le refus
d’inspection : La note de service n° 83-512 du 13/12/1983
qui définit les modalités de l'inspection et qui
reconnaît et tolère le refus mais sans note.
La lettre du 4 mai 1984 qui tolère le
refus. L'arrêt du Conseil
d'État n° 115444 qui fait obligation à
l'administration de l'ÉN de noter ses enseignants (y compris les
refuseux). L'arrêt du tribunal administratif de Caen n° 9616 du 27 mai
1997 qui théoriquement empêche la hiérarchie de
sanctionner par une sale note et sans autre forme de procès un
refuseux. Le décret n°
2002-682 du 29 avril 2002 sur les conditions générales
d'évaluation, de notation et d'avancement des fonctionnaires de
l'État. La loi n° 83-634
du 13/07/1983 article 17 sur la note et le dossier individuel