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Lire aussi : Comment refuser l'inspection

Pourquoi nous refusons l'inspection

Refuser l'inspection n’est pas un refus d’ouvrir sa classe à un regard extérieur. Bien au contraire, nous estimons que la confrontation des pratiques est nécessaire.

Mais l’inspection est censée assurer deux fonctions : conseiller et sanctionner ; or ces deux opérations s’excluent. L’inspecteur donne des conseils, c’est vrai, parfois. Toutefois, que vaut un conseil quand l’inspecteur n’a pas les mêmes lubies que le précédent (ou le suivant) ? Que vaut un conseil figé dans un rapport ? Que vaut un conseil donné par quelqu’un qui ne pratique plus le métier depuis des années, s’il l’a jamais pratiqué ?

Mais une inspection est un acte d’autorité. Même chargé de bonnes intentions, un inspecteur, c’est toujours un inspecteur. Cette subordination hiérarchique tend à l’infantilisation : plaire ou ne pas plaire à l’inspecteur. Pour nous, il ne saurait y avoir de collaboration pédagogique en dehors du cadre collectif et égalitaire d’une équipe.

Mais une inspection, c’est une note. Nous refusons la venue d’une personne qui ne vient que pour juger, faire un rapport et mettre une note. L’important n’est pas de juger l’enseignant, c’est de comprendre l’acte éducatif dans sa durée et de le faire évoluer, ce qui ne peut se faire qu’au sein d’une équipe.
S’il est absurde d’évaluer le travail d’un élève sur un seul exercice, cela l’est tout autant pour le travail des enseignants.
La notation, c’est le chantage à l’avancement au choix, à la mutation. Elle ne vise qu’à créer des inégalités dans le déroulement des carrières.

L’inspection est une institution rétrograde qui fait partie d’un système social fondé sur la hiérarchie. Nous ne l’acceptons pas.

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