Aller à : Accueil | Liens | Newsletter | Nous contacter
Le Couvre-Chefs > Sommaire >
Lire aussi : Comment refuser l'inspection
Refuser l'inspection
n’est pas un refus d’ouvrir sa classe à un regard
extérieur. Bien au contraire, nous estimons que la confrontation
des pratiques est nécessaire.
Mais l’inspection est censée assurer deux fonctions :
conseiller et sanctionner ; or ces deux opérations
s’excluent. L’inspecteur donne des conseils, c’est
vrai, parfois. Toutefois, que vaut un conseil quand l’inspecteur
n’a pas les mêmes lubies que le précédent (ou
le suivant) ? Que vaut un conseil figé dans un rapport ? Que
vaut un conseil donné par quelqu’un qui ne pratique plus
le métier depuis des années, s’il l’a jamais
pratiqué ?
Mais une inspection est un acte d’autorité. Même
chargé de bonnes intentions, un inspecteur, c’est toujours
un inspecteur. Cette subordination hiérarchique tend à
l’infantilisation : plaire ou ne pas plaire à
l’inspecteur. Pour nous, il ne saurait y avoir de collaboration
pédagogique en dehors du cadre collectif et égalitaire
d’une équipe.
Mais une inspection, c’est une note. Nous refusons la venue
d’une personne qui ne vient que pour juger, faire un rapport et
mettre une note. L’important n’est pas de juger
l’enseignant, c’est de comprendre l’acte
éducatif dans sa durée et de le faire évoluer, ce
qui ne peut se faire qu’au sein d’une équipe.
S’il est absurde d’évaluer le travail d’un
élève sur un seul exercice, cela l’est tout autant
pour le travail des enseignants.
La notation, c’est le chantage à l’avancement au
choix, à la mutation. Elle ne vise qu’à
créer des inégalités dans le déroulement
des carrières.
L’inspection est une institution rétrograde qui fait
partie d’un système social fondé sur la
hiérarchie. Nous ne l’acceptons pas.
