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... c'est
surtout l'opposition aux petits chefs d'établissement.
Des
exemples dans le Nord Pas-de-Calais en quatre tracts.
- Le tract «management
libéral» distribué
dans un établissement en 2003, devant le comportement
autoritaire du chef, le tract était une «mise en
garde» générale ;
- des extraits d'un tract de rentrée
commun snes, sud et fo
dénonçant les agissements de la hiérarchie du
lycée Mousseron en septembre 2004 ;
- un texte de soutien à
une grève de lycéens
(tract Carnot) contre l'autoritarisme d'un nouveau chef
d'établissement, octobre 2004 ;
- le tract Malraux
: des enseignants
s'opposent à la
hiérarchie.
La
hiérarchie prend également la forme de la pression.
Ici, le chef d'établissement convoque un professeur pour
l'obliger à modifier une note, une appréciation sur un
dossier de bac ou de candidature pour une prépa. Devant le
refus, des mesures de représailles : demande d'inspection,
emploi du temps merdique, niveaux souhaités
systématiquement refusés… Là, c'est la
menace d'inspection avec comme prétexte des résultats au
bac inférieurs aux moyennes… Ailleurs, c'est la
réunionnite en dehors du service avec pour but de
dénigrer le travail accompli, la pression pour faire
plus… Et, évidemment le harcèlement moral
continuel : s'il y a un problème, c'est que vous n'êtes
pas bon, il faut que vous changiez...
En-deçà de cette hiérarchie de pouvoir, on assiste
de plus en plus à la création d'une hiérarchie
parmi les enseignants. Le professeur principal se voit
déléguer une partie de son pouvoir par le chef
d'établissement, il devient chef d'équipe chargé
de transmettre la parole du chef. Et certains y prennent plaisir...
Jacques
Le management libéral s'empare
des établissements scolaires
Les
voies de la
privatisation sont diverses, elles passent par le renforcement des
hiérarchies. Pour soumettre au marché le système
éducatif, il faut surmonter l'obstacle des employés, de
leurs statuts, de leur esprit d'indépendance et de contestation
si peu compatible avec l'esprit d'entreprise !
«L'esprit
d'entreprise est indivisible» (L. Fabius, Le Cœur du futur,
1985).
Secteur
public, secteur privé : l'esprit d'entreprise
indivisible. Le
fonctionnement de l'école doit se caler sur celui de l'entreprise.
Le
salarié de
l'Education nationale doit devenir de plus
en plus flexible, précaire et docile. L'Etat s'y emploie:
remise en cause des garanties de diplômes, emplois
précaires, parfois de droit privé, de plus en plus
nombreux.
Dans le même
temps, la hiérarchie est renforcée
pour mettre tout le monde au pas, pour insuffler «l'esprit
d'entreprise».
Les chefs
d'établissement sont revalorisés statutairement
et financièrement, leurs prérogatives s'accroissent dans
le cadre de l'autonomie des établissements, leur pouvoir de chef
d'entreprise est mis à l'œuvre dans le recrutement des
emplois précaires avec entretien d'embauche.
«L'entreprise est une école et
inversement l'école
est une entreprise» pour reprendre les mots d'un proviseur
médiatique, Mme Gentzbiller.
La privatisation de
l'école, ce n'est pas forcément
supprimer l'école publique. Les détours sont nombreux
pour faire de l'école une entreprise soumise au
libéralisme, pour la «marchandiser». Les
établissements scolaires sont mis en concurrence. Pour y faire
face et «gagner des parts de marché», ils proposent
des projets d'établissement qui ne sont que poudre jetée
aux yeux des parents d'élèves qui agissent très
souvent en consommateurs. «Le service que vous me proposez n'est
pas satisfaisant, pour le bien de mon enfant, je vais l'inscrire
ailleurs.»
Ultime argument
qui permet le chantage : le bien des enfants, la
diminution des effectifs, la suppression de postes. Il faut que les
personnels fassent plus pour satisfaire le parent d'élève
sinon…
Pendant ce temps, les
personnels subissent des restrictions en tout
genre, au nom de la rentabilité qui se voile derrière les
nobles mots intérêt du service, réputation de
l'établissement, image de marque, etc. Les agents de service
doivent faire face aux surcharges de travail puisque les absences pour
maladie ne sont plus remplacées. Les enseignants sont de plus en
plus sollicités pour remplacer des collègues absents pour
de courtes durées. Autant d'économies
réalisées, tout en satisfaisant le parent
d'élève prêt à faire jouer la concurrence
avec le privé ou le public. Et multiplication des emplois
précaires…
Les nouvelles formes de
gestion du personnel venant du monde de
l'entreprise sont des instruments de la mise en place des politiques
libérales dans les services publics, dont l'Education
nationale. Nous constatons ces dernières années
l'utilisation par certains chefs d'établissement ou chefs de
service de méthodes de gestion venant du privé, quand ce
n'est pas un retour à des méthodes d'un autre âge :
caporalisme, autoritarisme, déni des droits syndicaux,
harcèlement moral…
CNT-éducation, SDEN-CGT et
SUD-éducation
[Haut de la page.]
Les échos de la rentrée au lycée Mousseron
La guerre des chefs Le tout nouveau
Proviseur de Kastler, M. Marchant (ça ne s'invente pas !), aime
à comparer les professeurs à des chefs d'entreprise et
à se présenter comme «le chef des patrons».
Seillière de province, il entend manager le lycée, et n'a
pas manqué lors de la prérentrée de souligner les
atouts du lycée Kastler: un établissement attrayant et de
beaux résultats au bac (à la différence de
Mousseron). Cette déclaration n'est pas sans faire écho
à celle de M. Bouzereau qui compte sur l'arrivée d'un
«petit nouveau» dans le lycée voisin pour redorer
notre blason. L'humeur belliqueuse de notre chef d'établissement
laisse pantois ; c'est qu'on aimerait nous entraîner dans une
logique de concurrence, comme si nous nous disputions une
clientèle !
Qu'ils
cannibalisent donc sans nous : nous ne serons ni les sergents
recruteurs, ni les hommes de troupe de leur guerre froide… Tous
personnels d'un même service public !
Le fait du prince (1) N'est pas
professeur principal ou coordonnateur qui veut ! On s'étonne de
ce que certains, qui pourtant avaient méthodiquement
coché la case prévue à cet effet (il s'agit de la
case «oui») sur leur fiche de vœux, n'aient pas eu
droit d'occuper les fonctions ô combien jouissives de pp et
coordonnateur. Certains incrédules avanceront l'argument du
«faut qu'ça tourne»… de fait, ça
tourne, vu que, pour combler les places vacantes, on a
réquisitionné quelques collègues qui, eux, avaient
pris soin de cocher, tout aussi méticuleusement, la case
«non».
Le fait du prince (2) En fin
d'année scolaire, harassés par le rythme trépidant
des mois précédents, débordés de boulot,
préparant activement les oraux, attendant fébrilement nos
copies de bac, nous avons, comme toujours, accepté de nous
réunir et de plancher studieusement sur la répartition de
service. Et l'on ne compte pas son temps lorsqu'il faut veiller
à équilibrer les services de chacun, à
ménager les vœux de tous, à contenter au mieux
l'équipe !
Et
pendant que nous profitions des mille et un insectes qui grouillent
sur le sable chaud et que nous maculions de taches de crème
solaire un folio passablement écorné, certains se
penchaient par ailleurs sur nos répartitions… Et pour la
première fois dans les annales du lycée, des
équipes découvrirent avec stupeur lors de la
prérentrée que le service figurant sur leur emploi du
temps (répartition et vœux) avait changé…
Corvéables à merci Non
content d'imposer à certains collègues un service sur 2
établissements qui suppose un contre-la-montre incessant et des
conditions de travail exécrables, il arrive qu'en sus, on leur
impose… des heures supplémentaires! Solidaires comme
toujours, les équipes de direction de ces établissements,
qui n'hésitent pas à travailler de concert dans de tels
cas, vont même jusqu'à octroyer aux collègues des
journées de 8 heures, 4 ici, 4 là-bas, et pause
casse-croûte dans la voiture! Il arrive même qu'on exige de
vous le don d'ubiquité puisque vous devez accueillir au
même créneau 2 classes différentes dans 2
établissements différents! Vogue la galère!
Petite cuisine du chef Prenez
66 élèves confiants qui, après le BEP, optent pour
une 1re d'adaptation. Incorporez-les dans 2 classes, l'une comptant un
effectif de 32, l'autre de 34. Ajoutez un zeste de bonne conscience en
saupoudrant ici et là 1 à 2 heures de module
supplémentaire.
Secouez,
secouez bien et vous obtenez… le découragement
des élèves dès les premiers mois, un suivi
individualisé impensable, un échec assuré et pour
l'année en cours et pour le bac! La cuisine du chef
d'établissement laisse un goût amer! Pourtant, aux dires
de ses proches collaborateurs, pas d'inquiétude! la solution est
dans le problème, l'ingrédient miracle fera effet…
il s'agit de l'absentéisme… d'ici peu, ces classes
d'adaptation aux effectifs inadaptés se trouveront
allégées d'elles-mêmes!
L'inégalité des chances
Une recette : au lieu de répartir équitablement le nombre
d'élèves dans les classes d'une même série,
on peut choisir, comme c'est le cas chez nous, d'entasser le maximum
d'élèves d'un côté et de rogner sur les
horaires officiels en créant de toutes pièces des classes
à «petit» effectif servant de prétexte
à la suppression des dédoublements (alors même
qu'il n'y a pas de seuil) au mépris des grilles horaires
officielles.
Ainsi,
on regroupe 33 élèves en TL1 et 1re S1 pour en
laisser 20 en TL2 et 1re S2. Même disparité et
inégalité des chances dans les trois 1res STT qui ne sont
pas d'adaptation, 29 élèves en STT1, 32 en STT2 et
seulement 12 en STT3. Pour justifier ce choix, Monsieur le Proviseur
avait baptisé cette dernière «STT
pédagogique» (on attend toujours le projet), ce qui permit
aussi de cautionner un certain nombre de passages douteux pour remplir
la structure…
Horaires flexibles et regroupements
sauvages : le pouvoir du décideur 2004-2005 sera
l'année du regroupement anti-pédagogique et des horaires
flexibles: les langues vivantes, notamment, en feront les frais! C'est
ainsi qu'aucune des 3 terminales S n'a le même horaire en LV1: ne
nous étonnons pas, c'est le Proviseur qui décide.
Une
terminale LV2 sur les deux que comptait le trmd
présenté par le proviseur a subrepticement
été escamotée pendant les chaleurs estivales:
c'est encore le Proviseur qui décide. Et tant pis si les
élèves préparent 3 épreuves
différentes! La 1re LV2, regroupant des élèves de
S, L, STT, SMS, est une classe mouvante, puisque les
élèves de SMS n'assisteront qu'à 2 heures sur les
3 que l'enseignant dispensera à l'ensemble de la classe: c'est
toujours le Proviseur qui décide.
Dans
une classe regroupant les italianisants, on constate,
éberlué, que les élèves ne possèdent
pas le même manuel : «c'est un problème
pédagogique, ce n'est pas mon problème», c'est le
Proviseur qui précise…
Bref,
c'est le Proviseur qui décime !
Du nouveau en 2004 : l'option
fantôme Quoi de mieux pour redynamiser un
établissement que la création d'une option attrayante? Ne
lésinons pas sur les moyens lorsque l'avenir de
l'établissement est en jeu! Faisant fi, pour une fois, des
petites économies, M. le Proviseur, enthousiaste et un rien
prestidigitateur, sort de son chapeau l'option «Math». On
craignit un temps l'affluence… Mais rassurons-nous: les
effectifs se montent à ce jour à… 1 unique
inscrit. Baisse d'effectif oblige, Mousseron se reconvertit dans le
cours particulier !
Tour de passe-passe Les agents
et les personnels TOS qui ont été
transférés aux collectivités territoriales
à coup de 49-3 pendant l'été font aussi les frais
de la rentrée. à l'atelier, dans les cuisines, au
ménage, il manque aussi de personnel. Une bonne nouvelle quand
même: la création d'un poste en maintenance informatique
qui en avait bien besoin. Et pour une fois, il s'agit bien d'un poste,
un vrai, pas un contrat précaire sous-payé. Le hic, comme
une bonne nouvelle ne vient jamais seule, c'est qu'on en a
profité pour supprimer un poste à l'atelier. Et comme un
contrat CEC sera en plus supprimé dans les semaines qui
viennent, cela ne présage rien de bon pour l'entretien des
locaux. Quant à Charline qui travaille à la reprographie,
son contrat CEC se termine en novembre, à un an de la retraite...
Un climat délétère
Vous n'êtes pas sans avoir remarqué l'atmosphère
pesante dans le bâtiment administratif et dans bien des recoins
de l'établissement. Une chape semble plomber
l'établissement, un je-ne-sais-quoi je-ne-sais-qui semble
indisposer, contrister voire assommer le personnel. Des arrêts
liés au découragement et à l'anxiété
sont déjà à déplorer…
jusqu'où ira-t-on comme ça ?
Pour les sections SNES, SUD et FO, R.
Adams, A.-S. Wattel
[Haut de la page.]
Le lycée Malraux à la sauce
néo-libérale ?
De
collègues administratifs d'une équipe pédagogique,
les proviseurs sont poussés par le ministère
à se transformer en managers tout puissants, décidant de
l'embauche de qui bon leur semble (retour au système piston en
lieu et place du mécanisme de «mouvement national»)
et de leur révocation à tout moment
(généralisation des statuts ultra-précaires).
Ces mêmes proviseurs
sont appelés à transformer les
enseignants en main d'œuvre corvéable à merci
(«réunionnite» à outrance, participation
à diverses tâches administratives et travaux de
maintenance voire de gestion du système informatique pour
compenser la non embauche de personnel qualifié...), à
favoriser une mise en concurrence des professeurs entre eux,
sanctionnée par un avancement au mérite (appelé
dans le privé, avancement «à la tête du
client») et à manifester leur autorité par
des oukases et la mise en œuvre de pressions diverses sur ceux
qui ne se laissent pas faire (emplois du temps
«merdiques», attributions ciblées de bonbons
hsa en début d'année et d'HSE en cours d'année,
harcèlement...).
Pire pour la
démocratie, on les pousse aussi à
transformer, lors de conseils d'administration sans réels
pouvoirs, les représentants syndicaux en potiches (voir de ce
qu'il est advenu, l'année dernière, de leur vote contre
le recrutement des assistants d'éducation prenant la place
d'emplois-jeunes «jetés» comme des mal-propres
après parfois plus de 3 ans de bons et loyaux services) ou pire
en co-gestionnaires malgré eux de la pénurie de moyens
(l'affaire des 13 postes d'enseignants supprimés à
Malraux l'année dernière, le transfert à la
région de nos collègues TOS...), et même dans
certains établissements scolaires, d'une société
à la Big Brother de Georges Orwell (mise en place de
caméras de télé-surveillance, badges
électroniques, etc.).
Le lycée est en
outre appelé à se transformer en
vitrine pour un patronat avide de main d'œuvre pas chère
et non syndiquée (vive les stages bénévoles en
entreprise, les petits salaires et statuts précaires, gare
à la délocalisation, vive la mendicité pour la
taxe professionnelle...), en vitrine pour une police, une justice, une
armée avant tout à la solde des puissants (voir
manifestation «engagez-vous» du jeudi 14 octobre) et
conjointement à se transformer en désert culturel (baisse
des heures à caractère non immédiatement rentable
pour la future entreprise, telles les heures de langues, de philo,
d'histoire... baisse des crédits pour les activités
annexes...).
Le lycée
«libéral» (comme le rêvent les
ministres de l'éducation successifs, de Claude Allègre
à François Fillon en passant par Luc Ferry) est en route
et nous pouvons constater ses méfaits de visu.
Dans ce contexte national
grave pour la citoyenneté, en
prélude à une nécessaire lutte de plus grande
envergure en synergie inter-professionnelle contre l'offensive
néo-libérale dans les établissements scolaires et
ailleurs, la cnt-éducation Malraux s'associe à
l'inter-syndicale du lycée et appelle au boycott des
réunions imposées unilatéralement et parfois sans
cadre légal, en particulier les conseils d'équipes
pédagogiques de la semaine du 11 au 16 octobre 2004.
Prenons notre avenir en
main.
CNT-éducation Malraux
(Béthune)
[Haut de la page.]
Revendications
des lycéens de
Carnot
Communiqué
Les
syndicats CNT-éducation, SUD-éducation et des personnels
non-syndiqués des lycées Blaringhem et Malraux de
Béthune apportent leur soutien aux revendications pertinentes
des lycéens et étudiants du lycée Carnot de Bruay,
à leur lutte ainsi qu'à leur journée d'action du
mercredi 13 octobre 2004.
Contexte
Le mouvement de
contestation, 800 lycéens dans la rue la semaine
dernière, se poursuit au lycée Carnot de Bruay, le
proviseur soupçonne «une manipulation grave et
irresponsable» de la part de certains professeurs. Ces derniers
ont donc lancés un préavis de grève pour le
mercredi 13 octobre, jour ou le Proviseur recevra l'ensemble des
délégués de classe. En ce qui concerne les
lycéens et étudiants, ceux-là préparent
également un mouvement pour le même jour.
Pétition
des lycéens de
Carnot
Nous, les lycéens du lycée Carnot
sommes en grève, pourquoi ? Pour dire non à la politique
répressive mise en place au lycée.
Nous
réclamons :
>Le
retour des règles d'entrée-sortie du lycée en
vigueur en 2003-2004.
>Un
assouplissement
des règles sur les retards (rater une heure de cours car
arrivé à 8 h 01 n'est pas bénéfique pour
l'éducation de l'élève).
>La
modification des
emplois du temps de nombreuses classes qui sont totalement
incohérents, alternant journées avec 9 h de cours avec
journées vides, contenant de nombreux «trous» durant
parfois plus de 4 h!
>Une
solution à la surcharge des classes,
qui empêchent d'étudier dans de bonnes conditions.
>Que
l'équipe éducative privilégie le dialogue
plutôt que les décisions et les punitions autoritaires.
>L'application
du règlement intérieur uniquement à
l'intérieur (!!) du lycée (par exemple que les
surveillants ne mettent plus d'élèves en retenue pour
avoir écrasé une cigarette devant la grille).
>L'autorisation
du port de casquettes, bonnets, bandeaux et autres
couvre-chefs dans les parties découvertes ou soumises aux
courants d'air de l'établissement.
>L'amélioration
des
repas distribués à la cantine scolaire (travailler le
ventre vide n'est pas très productif).
>L'abolition
des contrats.
Nous
nous opposons aussi à l'instauration de mesures dont parle
la rumeur: le changement des horaires et durées des
récréations et interclasses; l'interdiction des pantalons
larges, des survêtements, des piercings, des cheveux
colorés ou longs chez les garçons...
Nous
sommes pour que les moments passés au lycée le
soient dans la bonne humeur aussi bien pour les élèves
que l'équipe éducative ou les agents de service.
Entretenir un climat de conflit, une pression sur les
élèves ne crée pas de bonnes conditions pour
l'enseignement. La répression ne forme pas les futurs citoyens.
La politique répressive et l'ambiance tendue ne motivent pas les
élèves à fréquenter l'établissement.
Toutes
nos revendications ont un unique but : créer au
lycée une ambiance sereine où l’éducation et
l’apprentissage peuvent se faire dans se bonnes conditions et le
respect mutuel.
Signez
cette pétition pour soutenir le mouvement.
Texte de soutien des syndicats SUD et CNT
et de non-syndiqués à la grève des
lycéens du lycée Carnot (62) en octobre 2004
[Haut de la page.]