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Réforme de l'évaluation des enseignants : en grève le 15 décembre 2011 !
Réforme de "management" dans l'Education nationale

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Aujourd’hui, l’inspection est infantilisante.
Elle est censée conseiller et sanctionner ; or
ces deux opérations s’excluent. Elle consiste
souvent à vérifier et imposer l’application de
la politique éducative de l’État.
L’évaluation est un acte d’autorité.
Pédagogique ou administrative, la subordination
hiérarchique revient à plaire ou ne pas
plaire au supérieur.
La notation, c’est le chantage à l’avancement
au choix. Elle ne vise qu’à créer des
inégalités dans le déroulement des carrières.
L’éducation ne peut se comprendre que dans
la durée. Alors que seul le cadre collectif d’une
équipe, ouvert au regard extérieur de collègues,
permet la confrontation des pratiques et de discuter
des choix pédagogiques, l’inspection et
l’évaluation sont des institutions rétrogrades
qui font partie d’un système social fondé sur la
hiérarchie. Nous ne les acceptons pas.

Demain, le ministère veut faire pire encore. Aveuglé par
son idéologie pourtant en crise, il raisonne en termes de
mise en concurrence et de performances individuelles.
La réforme mettrait notre déroulement de carrière
entre les seules mains de notre supérieur direct (IEN, chef
d’établissement ou « un autre fonctionnaire désigné par
l’autorité »). C’est l’avancement (ou, nouveauté, le recul)
à la tête du client, le règne de l’arbitraire et des pressions.
L’entretien d’évaluation s’appuierait sur les résultats
des élèves et une auto-critique du professeur. Cette démarche
est celle de gestionnaires qui ignorent la pratique
en classe. Un carrièriste n’est pas apte à enseigner et l’éducation
des enfants n’est pas l’affaire d’une année scolaire
ni d’une matière.
Que cette attaque porte sous cette forme ou une autre,
elle révèle l’obsession sectaire de mettre en rivalité personnels
et établissements. On sait les effets catastrophiques
de cette politique au plan éducatif (voyez outre-Manche).
Cerise sur le gâteau budgétaire, le décret provoquerait
un ralentissement général des « cadences d’avancement
», donc des augmentations de salaires. Au départ, le
projet prévoyait l’arrêt de toutes les promotions jusqu’en
2015. La mise en place d’un rapport de force par l’appel
à cette première journée de grève a déjà fait reculer le
gouvernement sur ce point.

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